Biographies

B

Bodugen, Ferdinand von

En 1871, Ferdinand von Bodungen est nommé garde principal des forêts (Oberförster) à La Petite-Pierre. Il est le fondateur de l’Association agricole de la Zinsel dont il assure la présidence. Le 14 juillet 1872, lors d’une réunion de cette association, il invite Carl Herrberg, directeur de l’école d’agriculture de Haguenau, pour présenter les caisses de prêts. À l’issue de la réunion, est créée la Lützelsteiner Darlehnskassen-Verein (Caisse de crédit de La Petite-Pierre), première caisse alsacienne relevant de la loi du 4 juillet 1868. Faute de demande de prêts, cette caisse s’éteindra rapidement.

Repères

  • 2 juillet 1825 Naissance à Hannoversch Münden (Basse-Saxe)
  • 16 novembre 1871 Nommé garde principal des forêts à La Petite-Pierre
  • 14 juin 1872 Création de la Caisse de crédit de La Petite-Pierre
  • 1er mars 1883 Nommé maître-forestier pour le district de Colmar-Sud
  • 15 août 1889 Décès à Colmar (Haut-Rhin)

Buchheit Albert

L’abbé Charles Albert Buchheit, prêtre allemand originaire de Bavière, est le fondateur, le 15 août 1893, de la caisse Raiffeisen de Lengelsheim, un village qui comptait alors 500 habitants, entre Bitche et Volmunster. Il est un promoteur très actif des caisses Raiffeisen dans son secteur et est à l’origine de la création, le 21 janvier 1897 à Bitche, de la Fédération des caisses Raiffeisen de Lorraine, structure informelle sans personnalité juridique, dont il est élu président le même jour. Le 14 décembre 1899, lors de la quatrième réunion fédérale à Morhange, il démissionne “pour raisons de santé” et l’abbé Georges Tilly (1861-1923), curé de Langatte et fondateur de la caisse du même village, est élu président. En juillet 1900, l’abbé Buchheit est transféré à Saint-Jean-Rohrbach. En 1916, il est nommé aumonier de l’asile de vieillards de Sarreguemines. En 1919, il est expulsé par les autorités françaises en sa qualité de “ressortissant allemand” et rejoint l’évêché de Spire.

Repères

  • 13 septembre 1862 Naissance à Contwig (Bavière)
  • 17 juillet 1887 Ordonné prêtre à Metz (Moselle)
  • 4 août 1887 Vicaire à Lemberg (Moselle)
  • 21 septembre 1889 Curé de Zetting (Dieding en allemand)
  • 15 octobre 1892 Curé de Lengelsheim (Moselle)
  • 21 janvier 1897 Élu président de la fédération lorraine
  • 1er août 1897 Élu au conseil d’arrondissement de Volmunster
  • Juillet 1900 Curé de Saint-Jean-Rohrbach (Moselle)
  • 1er septembre 1916 Aumônier de l’asile de vieillards de Sarreguemines
  • 1919 Expulsé par les autorités françaises
  • 1er août 1919 Curé de Edigheim, Ludwigshaffen (Palatinat)
  • 6 mai 1920 Curé de Kübelberg (Palatinat)
  • 24 octobre 1927 Curé de Kirchmohr (Palatinat)
  • 1er décembre 1933 Décès à Kirchmohr, Niedermohr (Palatinat)

F

Fassbender Martin

Recruté en 1880 par Friedrich Wilhelm Raiffeisen, le jeune Martin Fassbender s’engage à fond dans ses missions au service des caisses locales. Il multiplie les déplacements destinés à accroître le réseau des caisses Raiffeisen. En Alsace, il intervient pour la première fois lors de la réunion de Brumath le 18 février 1882 puis accompagne la création des premières caisses. Après ces missions, prenant acte de son désaccord avec Raiffeisen sur la dimension religieuse de son organisation, il démissionne et rejoint l’Association des agriculteurs de Westphalie dont il est nommé secrétaire général en 1883. Par la suite, il restera au service du monde coopératif allemand, tout en enseignant à l’académie agricole de Bonn puis à l’université agricole de Berlin. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la coopération.

Repères

  • 24 mars 1856 Naissance à Steinenbrück, Overath (Nordrhein-Westfalen)
  • 1880 Collaborateur de Raiffeisen
  • 1883 Secrétaire général de l’Association des agriculteurs de Westphalie
  • 1907 Député au Reichstag
  • 29 décembre 1943 Décès en Haute-Hesse

P

Perrot Karl

Karl Herrmann Perrot est originaire de la Rhénanie prussienne. Très jeune, il s’est engagé dans la marine marchande. Puis, après neuf années en mer, il a rejoint la Compagnie des chemins de fer rhénans. Au lendemain de l’annexion, il est affecté à Lutzelbourg en tant que chef de gare. En 1877, il est muté à Strasbourg où son emploi lui laisse suffisamment de temps pour s’adonner à l’écriture. En 1879, il publie un ouvrage sur La situation actuelle de la question des chemins de fer en Allemagne, en France et en Suisse et les plans du chancelier de l’Empire allemand sur la réforme des tarifs des chemins de fer ; il devient ensuite secrétaire de Gustave Bergmann (1816-1891) au Conseil d’Etat d’Alsace-Lorraine. Infatigable, il diffuse durant cette même année 1880 un étonnant plaidoyer sur L’achèvement de la cathédrale de Cologne et le projet d’élévation de la tour sud de la cathédrale de Strasbourg, ainsi que de la tour principale de la cathédrale d’Ulm. Le 4 décembre 1879, la Straßburger Zeitung publie son article sur les caisses d’épargne. Puis, en mars 1881, la librairie Vomhoff édite un fascicule intitulé Spar- und Darlehnskassen oder Vorschläge zur Abhülfe der Geldnoth unter dem Kleinbürger- und Bauernstande in Elsass-Lothringen, durch Erweiterung und Verbesserung der Sparkassen und zweckentsprechende Regelung des ländlichen Kreditwesens (Caisses d’épargne et de crédit ou propositions visant à remédier au manque d’argent chez les petits bourgeois et les paysans en Alsace-Lorraine, par l’extension et l’amélioration des caisses d’épargne et une réglementation appropriée du crédit rural) dont une version en français paraît en début d’année 1882. Cet ouvrage a le mérite de faire connaître l’œuvre de Raiffeisen en Alsace et constitue le point de départ des réflexions sur la création de ces caisses dans la région. Après la publication de son livre, Karl Perrot quitte Strasbourg pour Wiesbaden où il ouvre une boutique de produits alsaciens avant de se spécialiser dans les cotonnades alsaciennes puis dans les produits africains. Il crée ensuite, avec quelques associés, une société commerciale spécialisée dans le commerce avec l’Afrique orientale, exploitant directement plusieurs plantations (café, coton, huile de palme, etc.) dans l’actuelle Tanzanie. Il est le frère du député du Reichstag Franz Perrot (1835-1891).

Repères

  • 9 février 1843 Naissance à Elberfeld, Wuppertal (Nordrhein-Westfalen)
  • Mars 1881 Publication de son livre sur les caisses de prêts
  • 10 février 1917 Décès à Berlin

S

Solms-Laubach, Ernst zu

Issu de la lignée des comtes médiatisés de Solms-Laubach, Ernst zu Solms-Laubach est un fonctionnaire de l’administration territoriale prussienne. Après différents postes, il est nommé en 1871 directeur de l’arrondissement de Sélestat puis dix ans plus tard de celui de Strasbourg-Campagne, vaste territoire de 102 communes. Proche parent du prince de Wied, autre seigneur médiatisé, protecteur et ami de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, il connaît l’œuvre de ce dernier et en est un promoteur zélé. Dans ses fonctions, il est de plein droit président de l’Association agricole de son arrondissement et c’est à ce titre qu’il invite Martin Fassbender, proche collaborateur de Raiffeisen, à l’assemblée générale du 18 février 1882. Il était le frère du botaniste Hermann zu Solms-Laubach (1842-1915).

Repères

  • 24 avril 1837 Naissance à Laubach (Hesse)
  • 1er juin 1871 Directeur de l’arrondissement de Sélestat
  • Juin 1881 Directeur de l’arrondissement de Strasbourg-Campagne
  • Septembre 1901 Démission de l’administration
  • 11 août 1908 Décès à Naumburg an der Saale (Saxe-Anhalt)

T

Tachard Albert

En 1860, Albert Tachard acquiert le château des Zu Rhein à Morschwiller-le-Bas et y fait construite une ferme selon les critères les plus modernes de l’époque pour exploiter ses 118 hectares de terres agricoles, de vergers et de prés. Considérée comme une référence, cette ferme a été saluée tant en France qu’en Allemagne. En 1868, il est l’un des membres fondateurs de la Société des agriculteurs de France, et en est élu secrétaire-rédacteur. En 1878, il participe au Congrès international de l’agriculture qui se tient à Paris et présente le rapport de la délégation allemande dans une discussion sur la question du crédit à l’agriculture. C’est la première fois que le nom et l’œuvre de Friedrich Wilhelm Raiffeisen sont évoqués dans un cadre officiel sur le sol français. Il noue ensuite une brève correspondance avec le fondateur mais, heurté par ses convictions religieuses, ne s’engage pas plus loin.

Repères

  • 30 juillet 1826 Naissance à Mulhouse (Haut-Rhin)
  • 24 mai 1869 Élu député du Haut-Rhin
  • 4 septembre 1870 Ambassadeur de France en Belgique
  • 8 février 1871 Élu député du Haut-Rhin
  • 1er mars 1871 Démission des députés des territoires annexés
  • 12 février 1919 Décès à Paris

V

Vogel Heinrich

Heinrich Vogel, professeur itinérant d’agriculture et directeur de l’école d’agriculture de Sélestat, a été secrétaire général de Société centrale d’agriculture de Basse-Alsace dès sa création au printemps 1873. Le 15 janvier 1873, il publie le premier numéro de la Landwirtschaftliche Zeitschrift für Elsass-Lothringen (futur Est Agricole et Viticole) dont l’éditeur est officiellement la Société centrale d’agriculture de Basse-Alsace et le financement entièrement assuré par le ministère. Heinrich Vogel a, dès avant l’année 1881, fait de nombreuses conférences sur les caisses de crédit qu’il a toujours encouragées et soutenues.

Repères

  • 1836 Naissance à Munich (Bavière)
  • 1872 Directeur de l’école d’agriculture de Sélestat
  • 1891 Maire de Dorlisheim (Bas-Rhin)
  • 7 février 1895 Décès à Dorlisheim (Bas-Rhin)